Éclairages automobiles non conformes : cinq jours pour retirer les équipements interdits

La Direction générale de la sécurité routière accorde un délai de cinq jours aux automobilistes et motocyclistes pour retirer les éclairages ajoutés ou non homologués. Des contrôles renforcés et des sanctions sont annoncés à l’expiration de ce délai.

Les propriétaires de voitures, de camions et de deux-roues disposent de cinq jours, à compter du samedi 25 juillet 2026, pour retirer les dispositifs d’éclairage jugés non conformes installés sur leurs véhicules.
À l’issue de cette période, la Direction générale de la sécurité routière annonce le lancement de contrôles renforcés et l’application de sanctions aux contrevenants.
En l’absence de précision supplémentaire, le délai de cinq jours devrait arriver à son terme autour du jeudi 30 juillet. La date et l’heure exactes du début des sanctions doivent néanmoins être confirmées par la DGSR.

Ce que l’on sait

  • Le délai annoncé est de cinq jours à compter du 25 juillet.
  • Les voitures, les camions, les motos et les autres deux-roues peuvent être concernés.
  • Les équipements ajoutés, non homologués ou non prévus par le constructeur sont visés.
  • Des contrôles renforcés et des sanctions sont annoncés après le délai.

Quels éclairages automobiles sont concernés ?

Selon les explications rapportées par 2424.mg, l’interdiction concerne les équipements ajoutés qui n’ont pas été prévus par le constructeur du véhicule ou qui ne sont pas homologués.

Les autorités citent notamment :

  • les projecteurs ajoutés à l’arrière des camions ;
  • les feux antibrouillard non homologués ;
  • les lampes LED ajoutées au système d’origine ;
  • les feux stroboscopiques ;
  • les éclairages clignotants ou fantaisistes ;
  • les dispositifs de forte intensité susceptibles d’éblouir ;
  • certains feux additionnels installés après l’achat du véhicule.

Un dispositif LED n’est donc pas nécessairement interdit du seul fait qu’il utilise la technologie LED. Le critère déterminant semble être sa conformité aux caractéristiques du constructeur, à son homologation et aux textes réglementaires applicables.

Les conducteurs ayant un doute doivent demander une vérification auprès d’un centre de visite technique ou de la DGSR plutôt que retirer un élément faisant partie de l’équipement d’origine.

Pourquoi ces dispositifs sont-ils interdits ?

Les éclairages trop puissants, mal orientés, clignotants ou installés à une hauteur inhabituelle peuvent éblouir les conducteurs arrivant en sens inverse ou circulant derrière le véhicule.

Cet éblouissement réduit temporairement la visibilité et peut augmenter le risque de collision, particulièrement la nuit, sous la pluie ou sur les routes peu éclairées.

Les projecteurs installés à l’arrière d’un camion peuvent également gêner fortement les véhicules qui le suivent lorsqu’ils sont utilisés en circulation normale.

La DGSR indique par ailleurs que certains dispositifs sont retirés avant la visite technique obligatoire, puis réinstallés une fois le contrôle terminé. Cette pratique constitue un contournement des règles de conformité.

Que doivent faire les propriétaires de véhicules ?

Les conducteurs concernés doivent vérifier les équipements ajoutés à leur voiture, leur moto ou leur véhicule professionnel.

Il est recommandé de :

  • repérer les lampes et projecteurs ajoutés après l’achat du véhicule ;
  • vérifier leur homologation et leur conformité ;
  • faire contrôler leur orientation et leur intensité ;
  • retirer les dispositifs non prévus par le constructeur ;
  • conserver les documents relatifs aux équipements homologués ;
  • solliciter un centre de visite technique en cas de doute.

Le retrait doit être effectué de manière sûre. Les propriétaires ne maîtrisant pas le circuit électrique de leur véhicule doivent s’adresser à un professionnel pour éviter un court-circuit, une panne ou une détérioration du système d’éclairage réglementaire.

Des contrôles renforcés après le délai ?

La DGSR prévoit d’intensifier les opérations de contrôle à l’issue des cinq jours accordés aux usagers.

Les agents pourront notamment vérifier la présence de dispositifs additionnels, leur emplacement, leur puissance et leur conformité avec les caractéristiques du véhicule.

La nature exacte des sanctions n’a pas été détaillée dans la communication consultée. Le montant d’une éventuelle amende, les conditions d’immobilisation du véhicule ou l’obligation de présenter le véhicule à une nouvelle visite technique restent donc à préciser.