Crise à la JIRAMA : que révèle la grève de juillet 2025 ?
La JIRAMA fait face à une crise sociale et structurelle majeure. Une grève contre sa transformation juridique a paralysé les services, avant qu'une trêve ne soit trouvée.
Points clés
- Grève générale des agents de la JIRAMA contre le nouveau statut commercial.
- Réquisition du personnel par le gouvernement.
- Plan de redressement soutenu par le FMI et la Banque mondiale.
- Présence d’un réseau mafieux interne dénoncé par le président.
- Trêve temporaire obtenue, négociations toujours en cours.
Pourquoi les employés de la JIRAMA sont-ils entrés en grève ?
Ils s’opposent à la transformation de la JIRAMA en société anonyme à but commercial, perçue comme une privatisation déguisée.
Le collectif syndical “Tambaben’ny mpiasan’ny Jirama” conteste l’application de la loi 2014-014, qui introduit une logique de profit dans une entreprise historiquement dédiée au service public. Ils dénoncent aussi l’externalisation croissante et la réduction annoncée des effectifs.
Quelles ont été les conséquences de cette grève ?
La grève a paralysé la distribution d’eau et d’électricité dans plusieurs régions, entraînant la réquisition du personnel par le gouvernement.
Les agences sont restées fermées, les services minimaux seuls étant assurés. Face à l’impact sur la population, le ministère de l’Énergie a jugé la grève illégale et a ordonné la reprise immédiate du travail.
Que contient le plan de redressement de la JIRAMA ?
Il prévoit une rationalisation des effectifs, un investissement dans les énergies renouvelables et une meilleure viabilité financière.
Soutenu par le FMI et la Banque mondiale, ce plan vise à moderniser les infrastructures, réduire la dépendance aux hydrocarbures et restructurer la dette de la société. Aucun licenciement n’est prévu à court terme.
Existe-t-il des tensions ou réseaux occultes en lien avec la grève ?
Le président a dénoncé l’existence d’un réseau mafieux impliqué dans des détournements de carburant à la JIRAMA.
Ce réseau chercherait à exploiter le mouvement syndical pour déstabiliser l’entreprise et échapper à la justice. Des soupçons de sabotage sont également évoqués, notamment sur la distribution de carburant à Antananarivo.
Quelle est la situation actuelle ?
Une trêve a été trouvée après des discussions avec le ministère, mais les négociations se poursuivent.
Les agents ont suspendu leur grève suite à une rencontre avec le ministère de l’Énergie. La réquisition a été levée et une future rencontre avec le président est en préparation pour débloquer la situation durablement.
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