À l’Angola, Agostinho Neto laisse un patchwork en héritage
Patrice Lumumba commence seulement à y croire. Mardi 11 septembre [1979] à midi, quand la radio a annoncé la mort d’Agostinho Neto, les habitants de ce bidonville le plus populeux de Luanda sont restés sans voix, sans réaction. À Rangel, à Sambizanga, dans tous les muceques de la ceinture de taudis qui entoure l’une des plus belles baies d’Afrique, une sorte de fièvre froide a saisi la foule colorée et grondante. Luanda la rouge, la luxuriante, s’est figée dans le deuil....