L’accumulation d’objets inutiles, comme des cintres ou des tubes de papiers essuie-tout, devient une habitude profondément ancrée dans notre quotidien. Bien que cette tendance puisse paraître insignifiante, elle témoigne d’un besoin de conservation de souvenirs et d’une forme de sécurité émotionnelle, liée à notre désir de garder des vestiges du passé, souvent par peur de se séparer de ce qui pourrait “servir un jour”.
En fin d’année, juste avant ou peu après, je fais le ménage comme d’autres établiraient leur bilan. C’est qu’on garde tout et n’importe quoi. En attendant que. On ne sait jamais. Ce comportement, qu’on dirait du tiers-monde, gagne cependant ses lettres de noblesse avec la mode du recyclage que les pays industrialisés redécouvrent un peu plus à chaque COP. J’avise un lot de petits cintres, que je regroupe soigneusement, tout en songeant déjà au bac à ordures auquel...