Les revues de presse – Page 59

Les parties prenantes à la conservation de la zone clé de la biodiversité. La région de DIANA possède de magnifiques plages de sable blanc avec des eaux turquoises dites hors du commun dans trois baies, à savoir la baie des Sakalava, la baie des Pigeons et la baie des Dunes. Ce sont des destinations très prisées pour le développement des activités aquatiques telles que le kitesurf plus particulièrement dans la baie des Sakalava sans oublier la pêche qui constitue l’activité principale des communautés locales. Ces trois baies sont également considérées comme la zone clé de la biodiversité nécessitant une meilleure conservation au profit des générations futures. Raison pour laquelle, un nouveau projet est lancé par l’ONG C3 Madagascar  dans les trois baies localisées dans le district d’Antsiranana II, sur financement de Large Grant CEFP ou Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques, sur une période de trois ans. L’objectif consiste à renforcer la résilience des communautés et des écosystèmes marins face aux impacts du changement climatique dans cette zone clé de la biodiversité des trois baies. Recherche de débouchés Dans le cadre de la mise en œuvre de ce nouveau projet, des suivis écologiques des mangroves, des récifs et des herbiers seront effectués. Les communautés des pêcheurs locaux seront en même temps formées afin qu’ils puissent s’impliquer dans cette activité de suivis écologiques des écosystèmes marins, étant donné que l’évolution de leurs captures de pêche en dépendent. Dans la même foulée, l’ONG C3 Madagascar se chargera de la formation de ces communautés de pêcheurs en matière de diversification de leurs activités  pour pouvoir respecter le calendrier de fermeture de pêche. Ces groupements de pêcheurs bénéficieront ainsi des appuis servant à développer leurs nouvelles activités génératrices de revenu, outre le renforcement de la structuration de leurs organisations. Ce n’est pas tout ! Ils seront dotés d’équipements et matériels de pêche appropriés afin qu’ils puissent développer leurs activités tout en évitant l’utilisation d’autres techniques et outils de pêche prohibés par la loi et pouvant détruire l’écosystème marin. La recherche de débouchés à leurs captures n’est pas en reste. Ce qui permettra d’améliorer leurs sources de revenu, et partant, leurs conditions de vie, tout en conservant bien évidemment la zone clé de la biodiversité dans les baies des Sakalava, des Dunes et des Pigeons.

Le projet C3 Madagascar renforce la résilience des communautés côtières face au changement climatique tout en y protégeant la biodiversité.
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La population dans la brousse profite des caravanes médicales pour bénéficier  de soins faute de spécialistes.  Madagascar est confronté à un exode des professionnels de santé. Cette migration menace le système de soins. Le désert médical plane sur Madagascar. La migration des professionnels de santé vers les pays développés prend de l’ampleur. « De nombreux médecins et infirmiers sont partis travailler à l’étranger», affirme le Dr Eric Andrianasolo, président de l’Ordre des médecins, hier.  Un médecin prépare son départ. « Je vais suivre une formation à l’étranger et j’envisage d’y rester pour y travailler, car je ne me sens pas épanoui ici », confie cette source. La France, le Canada et les États-Unis seraient les principales destinations de ces médecins généralistes, spécialistes et paramédicaux. « Au sein de l’hôpital où je suis en stage, il y a neuf Malgaches. Six sont employés de l’hôpital et trois sont en formation. C’est beaucoup pour des étrangers», témoigne un interne en formation en France. Les salaires « médiocres» font fuir ces cerveaux. « À Madagascar, les salaires de base sont entre 1 million et 1,2 million d’ariary (ndlr : entre 200 et 240 euros). Ici, tu peux gagner entre 24 millions et 49 millions d’ariary (5 000 à 10 000 euros) », indique un spécialiste.  Inquiétante Un rapport de la Banque mondiale en 2018 sur la migration internationale souligne que « l’ampleur des écarts de salaires qui persistent dans le monde est le principal facteur de migration économique des pays à faible revenu vers les pays à revenu élevé. Bien souvent, les migrants triplent leur salaire en s’expatriant, ce qui permet à des millions d’entre eux et à leurs familles restées au pays de sortir de la pauvreté ». Mais ce ne sont pas seulement les salaires qui attirent ces cerveaux malgaches vers les pays développés. « Les plateaux techniques ici sont très avancés. Du coup, tu es très épanoui lorsque tu travailles », indique un médecin. Cet exode des cerveaux menace le système de soins à Madagascar. La situation actuelle est déjà inquiétante. Les spécialistes sont des perles rares, surtout dans les cinq autres chefs-lieux de province. Les médecins sont inexistants dans la brousse. Le ministère de la Santé publique recruterait des médecins, notamment des spécialistes. « La révision salariale est essentielle pour motiver les médecins qui ont fait de longues études. L’autre grand effort à faire est l’amélioration du système de soins. Il est important de mettre à jour les plateaux techniques», recommandent les professionnels de santé.

L'exode est causée par des salaires médiocres et de meilleures opportunités à l'étranger, menaçant le système de soins.
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